« Regarde de tous tes yeux, regarde ! » Jules Verne, Michel Strogoff
Je souhaite transmettre aux élèves mon goût du jeu, du pas de côté et de l’expérimentation. Aiguiser le regard, interroger l’ordinaire, chercher pour le plaisir du jeu, apprendre et réapprendre, transformer les contraintes en atout. Développer des facultés d’anticipation, d’imagination mais aussi des facultés de lâcher prise.
Barbara Mélois dispense des ateliers pour tous les publics (lire la suite)
Elle est intervenue au Today art Museum de Pékin, auprès d’adultes et d’enfants, dans le cadre d’une tournée organisée pas le réseau des alliances Françaises en Chine, à l’ESNAM (École Nationale supérieure des Arts de la Marionnette) auprès d’enseignants et auprès des étudiants de la 13ème promotion, au théâtre Le passage à Fécamp, au Pôle culturel Djaram’Arts au Sénégal auprès de jeunes défavorisés ainsi que dans de nombreux établissements du primaire au secondaire.
Cirque et figures de papier

Atelier de pratique artistique autour de la marionnette
Expérimentation d’un matériau: le papier d’aluminium
Un thème: le cirque
Déroulement de l’atelier: L’atelier débutera en musique par la présentation d’une « forme brève » extraite de mon spectacle Aluminures, dans lequel je crée à vue des figures de papier aluminium. En jouant sur le thème du cirque, les participants seront ensuite amenés à manipuler le matériau proposé et à jouer avec les formes en vue de présenter, à la fin de l’atelier, le fruit de leurs expérimentations. Modalités techniques:
Atelier pour tous les publics | Durée: 2h00 | Nombre de participants: 20 personnes maximum | Matériel nécessaire: Quelques tables pour travailler par petits groupes de 6 personnes maximum, 1 système de diffusion sonore, 1 Rouleau de papier aluminium par groupe
Rencontre avec une marionnettiste

Barbara Mélois fait une approche générale du Théâtre de Marionnette en France et présente son parcours: De l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette au Festival Mondial des Marionnettes. Elle présente son travail personnel à l’appui de projections vidéo et échange avec son public.
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Extrait de « Diaphanie ou les mémoires d’une fée », où elle utilise les propriétés du papier cellophane. Création à vue de personnages et métamorphose (transformation de la citrouille en carrosse). Dans « DIAPHANIE ou les mémoires d’une fée », la transparence de la cellophane nous entraîne dans le monde merveilleux des contes de fées. Le château de cristal, la pantoufle de verre, les robes diaphanes s’illustrent sans efforts et il suffit d’un claquement de doigts pour que les projecteurs y jettent le chaud et le froid, l’eau et le feu. En osmose avec le décor de lumière et d’eau qu’elle a créé, Barbara Mélois transpose avec délectation l’histoire de Cendrillon. Charles Perrault en avait fait une histoire universelle, elle en fait un « cinéma paradisiaque » en jouant avec les contrastes de la poésie et de la modernité.
Forme brève, création à vue de personnages et de figures en papier extraits d’“Aluminures”, spectacle où elle utilise les propriétés du papier aluminium. Dans « Aluminures » dérisoire et clinquant, le rouleau d’aluminium de votre cuisine se déroule et se dresse en orgue de barbarie baroque, devient théâtre, rideau de scène, acteur éphémère, brillant des mille feux de la fête, dansant, chantant, s’offrant en miroir pour vous séduire.
« Est-ce une vie », petite forme inspirée d’un boniment de foire du XVIIIème siècle et d’une nouvelle de Franz Kafka où elle utilise les propriétés du ruban adhésif. « Est-ce une vie ? » C’est la mienne, à mi-chemin entre l’Art Plastique et le théâtre. 15 minutes de la vie d’une danseuse sur corde dont le fil d’Ariane serait un ruban adhésif. Trois petits tours seulement mais qu’elle peut refaire, mais qu’elle peut revivre en un lieu, en d’autres lieux, à cent lieues du théâtre, ici, là… « Une danseuse sur corde, poussée par l’ambition de se perfectionner, puis par une habitude devenue tyrannique, avait organisé sa vie de telle sorte qu’elle pût rester sur sa corde nuit et jour aussi longtemps qu’elle travaillait dans le même établissement. »
Tout public, durée: 1h00
À la une, à la deux, à la trois !

Les « trois coups » du théâtre résonnent autour d’une vaste collection d’affiches de gros titres d’un journal de province.
« UNES » drôles, décalées, affolantes, sensationnelles ou surprenantes, qui deviennent support de jeu avec comme médium la matière, les objets et la technique de l’ombre.
Temps de restitution – partage d’une étape de travail plus que représentation.
Choisir sa UNE par groupe, la mettre en voix, en variant les intentions et le registre de jeu.
Créer, par groupe, une brève séquence d’ombre : Fabrication de silhouettes ou éléments de décor, expérimentation, utilisation d’objets ou de matériaux, travail sur la justesse du geste, sur la narration, l’écoute, sur la matière verbale et non verbale, l’accompagnement sonore, sur l’aspect ludique de la recherche et le lâcher prise.
Expérimentation et allers-retours entre l’atelier et la scène.
Maquettes scénographiques mises en lumière

Maquette – de l’italien macchietta, « ébauche », dérivé diminutif de macchia, du latin macula, « la tache ».
Au préalable de la formation, chaque participant devra choisir un texte bref: poème, extrait d’un roman adulte ou jeunesse, refrain d’une chanson, quatrième de couverture …
- Travail sur le texte pour en relever la substance et les éléments clés.
- Construction d’une maquette à partir d’une simple boite à chaussures : technique du collage, dessin, découpage. La maquette ne se veut pas illustrative, elle sera support de jeu. Mise en en lumière et en voix, elle devient projection de l’esprit, vectrice d’émotion.
« Représenter l’espace comme sensation, comme volume, comme organisation de la présence et non comme une image » Daniel Jeanneteau (metteur en scène et scénographe)
- Travail sur l’épure, la simplicité. Idée « d’ Esquisse », présente dans l’étymologie du mot.
- Recherche sur l’accompagnement sonore, le bruitage.
- Le geste et la parole, qui précède l’autre?
- Évocation par la lumière.
- Expérimentation et allers-retours entre l’atelier et la scène.
- Temps de restitution – partage d’une étape de travail plus que représentation.